Mompox, Barichara et Villa de Leiva.

Mompox

Allez à Mompox n’était pas une évidence car la ville se situe loin de notre trajectoire mais surtout loin de la route principale. Tant pis les belles choses demandent parfois des sacrifices pour être vues. D’autant que jusqu’à présent, les villes et les villages que nous avons traversés présentaient peu d’intérêt. En route vers Mompox avec comme prévu, une piste tantôt bonne tantôt mauvaise mais surtout avec un ferry trois étoiles pour traverser le rio et arriver à destination. 

Sitôt arrivés, nous comprenons que nous avons fait le bon choix ! Car ici règne une atmosphère que nous rencontrons pour la première fois en Colombie. Le modernisme ne se voit pas et la ville parait comme à l’époque.  La température avoisine les 40 degrés, nous nous ruons vers les jus de fruits frais pour nous désaltérer. Pendant trois jours, nous ferons donc une cure de vitamines qui nous permettra de découvrir un tas de fruits de la région. La ville est très animée, surtout le soir venu. Pour diner dehors, il n’y a que l’embarra du choix, plein de petites cuisines s’affolent pour nourrir ces gens qui ne semblent pas manger chez eux.


Nous trouvons une place près de l’une des sept églises et comprenons que la nuit va être difficile car il fait toujours 36°C à 21h. Le soir venu, nous entendons toquer à la porte. Tiens de la visite mais cette fois ce ne sont pas des curieux mais Yasmine et Malo. Nous ferons la connaissance de Martin et Roberto, des Colombo-Canadien. Nous passerons quelques bonnes soirées en leurs compagnies dans la Cava Los Angeles  de Martin (cave à vin) 


 Sur leur conseil nous ferons un tour de lancha sur le rio de Magdalena puis un de ses affluents, nous y verrons des tas d’oiseaux et de reptiles et reviendrons avec un beau couché de soleil sur le rio. 

Après trois jours passés ici, nous reprenons la route avec nos amis en directions de St Gil. Cette fois pas de ferry mais une piste bien plus mauvaise qu’à l’aller et le temps annoncé par le gps est une fois de plus fantaisiste.

San Gil: journée aventure!

Avant d’arriver à San Gil, nous empruntons une route montagneuse et de toute beauté, nous faisant apparaitre petit à petit le canyon de Chicamocha. Le parc naturel que nous devions visiter n’est en fait qu’un grand parc d’attraction où tout est payant. Nous fonçons vers San Gil qui sera pour nous une étape ravitaillement et aventure. Et quand on dit aventure c’est de toute une journée dont on parle ! Au programme : matinée trek, descente en rappel, canyoning, « spéléo » et pour finir, rafting  l’après-midi. Quelle belle journée et surtout que d’émotion pour Sandra et Charlie qui ont fait leurs plein de baptêmes.
Au détour d’une rue nous achèterons une spécialité locale «  tradition des indiens Guane,  les hormigas culonas » (fourmis à gros culs !) que nous dégusterons plus tard.

Barichara

« Un des plus beaux villages colombien » c’est ce que nous dit notre guide. En arrivant, on ne peut qu’être d’accord. Nous prendrons place sur les hauteurs de la ville juste à côté du mirador qui offre une vue magnifique sur la vallée. Le lendemain nous commencerons la visite de ce village où le temps ne semble pas avoir de prise. Les rues et toutes leurs maisons mériteraient d’être prises en photos. Quant à la place centrale elle est parfaite pour se reposer des rues qui montent et qui descendent et aussi pour déguster une douceur à l’ombre d’un arbre. Pour ne rien gâcher celle-ci dispose du wifi pour prendre le temps de consulter ses mails. C’est là que le monde moderne nous rattrape, même à Barichara !! Le soir venu, c’est à l’apéro que nous dégusterons avec nos amis les fourmis achetés un peu plus tôt. Alors pour infos, ça croustille sous la dent et l’abdomen est farineux. Rien d’exceptionnel mais pas mauvais et surtout rigolo. Nous en apprendrons un peu plus sur ces fourmis le lendemain. La « cueillette » de ces petites bébêtes à lieu une fois par an en avril et il parait que le plat est un délice quand elles sont préparées fraiches avec une recette locale. Les nôtres étaient de l’année passées, certains les gardent jusqu’à trois ans.
Nous ferons la connaissance de Ceci et Léo deux argentins en voyage dans le sens inverse du nôtre avec une belle Renault 12 break de 81.

Villa de Leyva

Une fois de plus nous retrouvons Yasmine et Malo, nous visiterons ensemble le musée du fossile. Ils partiront avant nous vers la zone cafetière et nous, nous prendrons le temps dans cette charmante ville pour nos petits bobos. Chiropracteur pour Thomas et Sandra ainsi que le dentiste pour Thomas. 
Nous avons profités d’un marché bien typique pour refaire le plein dans notre frigo ainsi que dans nos ventres. Nous avons adoré cette ville peu praticable pour les véhicules et les chevilles à cause de ces immenses pavés irréguliers mais tellement agréable à parcourir. Beaucoup de charme se dégage ici avec sa place mayor aux mensurations démesurées, à ses maisons de façades blanches avec des balcons sculptés en bois vert. Une ambiance que les Colombiens apprécient autant que nous. Les boutiques d’artisanats et restaurants hautes gammes sont nombreux pour répondre aux touristes étrangers et colombiens. Seul petit regret, le resto Français Chez Remy que nous convoitions depuis longtemps était fermé. Nous nous rattrapons avec un restaurant colombien au milieu dans beau patio.

En prolongeant notre séjour, nous changerons de place pour nous garer devant une magnifique maison dont les occupants viendront à notre rencontre. Nous passerons la soirée chez Mauricio et sa femme entourés de leurs amis Philippe, Amparo et Sonia venus passer le week end à « Villa ». Assis autour d’un bon plateau de fromages et de charcuterie accompagné bien sûr de vin rouge, ce fût encore une soirée riche d’échanges entre voyageurs et locaux bien sympathiques.