La côte sud

Paracas et les Iles Ballestas

Nous attendons l’étape suivante depuis un moment puisque Paracas est censé être les Galapagos du Pérou. Le village est coupé en deux de part et d’autre de la nationale. D’un côté (celui de la mer) tout est dédié aux touristes : rues pavées, boutiques, restos et bars par dizaines et de l’autre côté un village comme on en croise partout ailleurs : des maisons de briques et broques, des rues et des trottoirs en terres et des poubelles partout. Côté mer pas de pécheur mais des locaux qui apprivoisent des pélicans pour la photo et la pièce, dommage.

Paracas
Paracas
Par ici les bonnes poubelles!

L’excursion en mer c’est surtout pour elle que nous sommes ici. Nous réservons le soir pour un départ le lendemain 8h. A l’heure prévue, la rue est déserte et nous attendons que quelqu’un vienne nous chercher. Nous imaginons voir un petit bateau venir nous chercher sur la plage pour nous emmener au large (un peu comme les autres fois). Au lieu de ça, c’est la dame de la veille qui vient nous chercher (15 mins après) et nous amène à un embarcadère ou attendaient au moins 500 autres personnes. Nous découvrons l’usine des Iles Ballestas. Après ¾ d’heure d’attente, nous montons sur un des 20 bateaux et partons pour l’excursion. Il fait beau, il fait chaud et ce que nous voyons nous plait. Par contre ce qui est dommage c’est que les deux heures d’excursion comprennent la file d’attente. Pour le coup, par rapport à d’autres sites touristiques peu exploités, ici c’est tout le contraire. Ça perd un peu de son charme mais nous sommes quand même bien contents d’avoir pu naviguer en mer et voir de belles choses.

Les iles Ballestas
Les iles Ballestas
Les iles Ballestas
Les iles Ballestas
Le Candélabre: mystère sur son origine
Les iles Ballestas
Les iles Ballestas

Nazca

J'ai découvert ces lignes dans un livre que l'on m'avait offert quand j'étais petit. Ce livre illustré parlait des mystères du monde. Il y avait évidemment un article sur les lignes de Nazca.
Et voilà que 25 ou 30 ans plus tard, nous voici devant ce mystère.
Vu d'en bas, on ne voit rien mais alors rien du tout. Et dès qu'on prend de la hauteur des formes se distinguent. Nous avons commencé par le mirador au bord de la route pour se mettre en jambes avant de nous rendre à l'aérodrome. 
Très clairement, n'allez pas à Nazca si ce n'est pas pour prendre un avion et voir les lignes du ciel. La ville ne présente vraiment pas beaucoup d'intérêt.
Nazca
Les mains (vues du mirador)
Nazca
L'arbre (vu du mirador)
Nazca
Le camping-car (vu du mirador)

Nous voilà donc installés dans ce petit Cesna de 6 places et le décollage est imminent. Le vol doit durer 30-35 min et nous allons passer au-dessus de 13 ou 14 figures. Le soleil est au rendez-vous et la manche à air presque plate. Toutes les conditions sont réunies. Décollage!!

Nazca
Parés au décollage!!
Nazca
Notre plan de vol

Après quelques minutes de vol nous commençons à voir des lignes qui semblent tracées sur des kilomètres mais et qui se coupent sans dessiner quoi que ce soit. Et puis l'avion de penche à droite et le co-pilote nous indique où regarder pour voir notre premier géoglyphe: la baleine. Mes yeux se posent dessus tout de suite par hasard mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. En effet, les figures ne sautent pas aux yeux comme dans les livres ou sur les cartes postales qui sont retouchées. Il faut faire un vrai effort de recherche. Peut-être que si l'avion était plus bas ce serait plus facile mais il doit y avoir une altitude minimale.

Nazca
Des lignes...
Nazca
...Encore de lignes
Nazca
Premier dessin: La baleine

Ça y est, la rangée de sièges à droite a vu la figure, la rangée de gauche va avoir son tour, grand virage à gauche. Je comprends enfin pourquoi tant de gens nous disent de ne pas trop manger avant de partir. A la troisième figure, Sandra se tâte à prendre le sac placé devant elle. Mais, pour ne pas déclencher un mal de l'air chez Charlie qui semble s'éclater elle se contient jusqu'à la fin. Pour chaque figure, l'avion se penche donc une fois à droite et une fois à gauche. Un vrai manège!
Après presque 45 minutes de vol et une vue magnifique sur un singe, une araignée, des oiseaux et même un cosmonaute, nous sommes ravis de redescendre pour remettre nos trippes en place. Nous qui pensions que le vol serait trop court... Attention à ceux qui choisiront le vol de 1h30!!

Nazca
Le colibri
Nazca
L'araignée
Nazca
L'astronaute
Nazca
L'arbre et les mains (et le mirador)

Notre grande surprise a été voir qu'en plus des figures (plus d'une centaine sur 500Km²), il y a des centaines de traits plus ou moins larges qui se croisent, passent par des ravins et des collines sans que leur rectitude ne soit affectée. Etrange.
Beaucoup de théories se bousculent, en voici quelques-unes, à vous de voir ce qui semble le plus crédible:Calendrier astronomique. (théorie sérieuse autrefois mais réfutée par les technologies qui ne voient que trop peu concordances)
Carte du réseau des veines hydrauliques souterraines.
Figures liées au culte des divinités liées à l'eau.
Le travail de ces figures aurait donné de l'occupation aux peuples pour éviter les révoltes.
Piste d'atterrissage pour extra-terrestres!!Vous l'aurez compris, on ne vient pas à Nazca pour avoir des réponses mais pour admirer des figures que des hommes ont mis des siècles à dessiner et qui n'ont même pas eu le plaisir de contempler! Ça fait réflechir.
Après le vol, un bon petit déj' et en route vers Cusco. Ce que nous ne savions pas à l'avance c'est le spectacle que nous réserverait la route.

La route de Nazca à Cusco.

Ça y est, nous quittons Nazca et tout de suite nous prenons de la hauteur. La route est propre mais elle grimpe. Et au bout d'une heure le spéctacle commence.

Des collines jaune-orangée à perte de vue et d'un seul coup ça change de couleur. Nous passons par une pleine verdoyante pleine de vie. Le quart d'heuse suivant,  nous nous retrouvons dans des plaines désertiques d'altitude. Pas si désertique que ça en fait, nous croisons des milliers d'alpagas et même des flamants roses.
Ensuite, retour à de verts pâturages et les montagnes comme sur la bouteille d'Evian.