EL SALVADOR

35°C, pas un nuage à l'horizon et pas beaucoup d'air non plus. Nous sommes à la frontière côté Salvador et le temps s'est arrêté.
Le passage de la frontière ressemble à s'y méprendre à la publicité Pulco de ma jeunesse: "il fait trop chaud pour travailler..." Tout est facile mais tout est long. Il nous faudra presque 3h pour que le camping-car puisse passer. Cette fois nous sommes bien sous les tropiques. Fini la douceur et les nuits fraiches d'Antigua. Notre première soirée se passera à Santa Ana car la nuit pointait le bout de son nez. A peine étions-nous descendu du camping-car qu'un jeune homme s'est présenté à nous et nous a vite indiqué que le lieu n'était pas sûr. C'est devant la salle paroissiale dont il est le gardien que nous avons passé la nuit après quelques discussions. Les salvadoriens nous ont tout l'air bien aimable.

Le lac de Coatepeque.

Ce qui est bien au Salvador (en plus de la sympathie des locaux), c'est que les distances sont courtes. C'est vrai aussi que l'état des routes rallonge un peu les temps de parcours mais il ne faudra pas longtemps pour rejoindre ce magnifique lac.

 Nous avons eu du mal à trouver où nous arrêter mais quand ce fût fait, notre programme s'est établi de lui-même: détente et repos.  Autour de ce magnifique lac il n'y a que de (très) belles demeures et des restaurants mais pas d'accès au lac. Nous finirons par trouver dans une "base de loisirs".
Une place idéale nous attendait dans cet endroit qui accueille les Salvadoriens en mal de détente. Nous resterons ici 3 jours 1/2 pour 4$ et serons les seuls à y dormir.

Comme vous le voyez nous avons eu un chien pendant ces 3 jours1/2. Nous avons eu le malheur de le regarder puis de le caresser et enfin de le nourrir. Il nous avait adoptés dès la première caresse... Sacapuces avait trouvé sa place à côté des marches et défendait son territoire dès la première journée. Il a très difficile de ne pas l'emmener le dernier jour. Heureusement nous avons été forts lorsqu'il a couru dernière nous, car nous aurions tôt ou tard regretté notre geste à moment ou à un autre du voyage.

Calme et zenitude, détente et repos. Voilà ce que nous avons fait pendant ces trois jours (à l'exception de l'école).
Charlie a eu l'occasion de jouer avec d'autres enfants et nous de discuter avec les parents.

La Libertad et Las Tunas

La Libertad. Pas vraiment un coup de cœur. Beaucoup de monde et de véhicules. La plage a beaucoup de cailloux et les vagues sont vraiment fortes et le courant aussi. Ça rafraichit mais c'est plutôt pour les surfeurs.
En revanche, en continuant vers l'est, nous sommes tombés sur une petite plage de sable doux fréquentée uniquement par les locaux qui viennent se faire un repas en bord de mer ainsi qu'une trempette le week-end. La mer est moins dangereuse mais gare aux courants quand même.
Notre bivouac allait se faire en face d'un tout petit poste de police dans une ruelle un peu sombre ou jouaient des enfants du quartier. Charlie s'est mêlé à la partie de Pelota et Sandra aux discussions des parents et voilà que nous étions invités à mettre notre CC dans le jardin d'une famille. A défaut de repartir le lendemain matin comme prévu, nous ne résisterons pas à l'insistance des enfants et des parents pour une partie de cueillette de coquillages et de baignades à la plage. Ces 24h supplémentaires nous ont immergées dans ce que d'habitude nous ne voyons que de la route: une famille Salvadorienne d'un tout petit village.. Beaucoup de monde et de véhicules. La plage a beaucoup de cailloux et les vagues sont vraiment fortes et le courant aussi. Ça rafraichit mais c'est vraiment pour les surfeurs.
En revanche, en continuant vers l'est, nous sommes tombés sur uen petite plage de sable doux fréquentée uniquement par les locaux qui viennent se faire un repas en bord de mer ainsi qu'une trempette le week-end. La mer est moins dangereuse mais gare aux courants quand même.

C'est ainsi que s'achève notre passage au Salvador. Il aura duré un peu plus longtemps que prévu. En effet, les recommandations françaises sont très alarmistes à l'égard de ce pays et même s'il est vrai que les guerres de gangs font des morts, les populations sont très prévenantes avec les touristes (nous en tout cas). Nous ne devions que passer et sommes finalement restés une semaine.

Trajet