Le Salar d'Uyuni

Info pour les voyageurs:

Essence et Salar d'Uyuni

Le ravitaillement en gasoil au bidon au prix national est possible en direction d’Uyuni mais requière du doigté dans la négociation pour avoir 40 litres. Par contre à Uyuni, Bidon ou pas bidon c’est la même. Sur les trois stations de la ville, une n'a tout simplement pas voulu nous servir, la deuxième sans négociation possible (prix étranger : 8.88 Bol/L) et idem pour la troisième. A la troisième, c’est ici que nous ravitaillerons au prix national (3.72 Bol) Mais la négociation tenait plus du hold-up que du commerce !

Cimetière des trains au Salar d'Uyuni

Passons à la ville. Dans le genre ville touristique, c’est ce que nous avons vu de plus pourri ! C’est vraiment pas l’endroit où l’on se dit que l’on resterait bien une petite journée de plus pour se détendre. Le temps d’un remplissage de garde-manger et une visite brève du cimetière des trains, « vamos » au Salar. Deux mots sur le cimetière quand même. Ils font avec les trains comme ils font avec les poubelles, ils les jettent dans un coin. C’est juste qu’avec les trains, il n’y a pas d’odeur et que la quantité de locomotives rouillées les unes derrières les autres donne un petit air apocalyptique, genre décor de film à la Mad Max.

Cimetière des trains au Salar d'Uyuni
Le cimetière des trains
Cimetière des trains au Salar d'Uyuni
Cimetière des trains au Salar d'Uyuni
Couché de soleil au Salar d'Uyuni

Nous entrons dans le Salar à ½ heure du coucher de soleil. C’est d’ailleurs à peine le Salar car le sol n’est pas le blanc immaculé du lendemain. La nuit s’annonce fraiche, d’autant que nous avions appris la veille, que notre gaz gelait la nuit ! Un bon coup de moteur avant d’aller dormir pour laisser l’habitacle chaud et bonne nuit les petits.
Au petit matin vers 6h15, réveil en sursaut, en entendant la pompe à eau fonctionner, comme si on avait ouvert un robinet… Thomas se lève d’un bon, en pensant que c’est la sécurité du ballon qui vidange à cause du froid. Mais en ouvrant la porte du placard, c’est douche gratuite avec de l’eau avoisinent les 0°C. Quelques heures plus tard, après s’être réchauffés au soleil et avoir les idées claires, nous comprenons que ce n’est rien de grave. Une des conduites était sortie de son raccord. Nous passerons la journée sur ce magnifique Salar d’Uyuni, mais nous ne retenterons pas une autre nuit sans avoir la possibilité de chauffer l’habitacle. Il serait dommage, de vraiment casser quelques choses à cause du gel et puis les réveils à 3°C dans la maison ne sont pas des plus confortables.

Sur le Salar d'Uyuni
  • Isla Pescado Salar d'Uyuni
Sur les iles du Salar
  • Photos du Salar d'Uyuni
Photos Bonus
Salar d'Uyuni

Charlie a particulièrement adoré le Salar pour ses décors magiques mais surtout car il a été notre pilote pendant près de 150 km. C’est vrai que le chemin a été long pour venir mais nous aurions été déçu de visiter la Bolivie et de passer à côte de ce lac de sel, nous offrant des décors jusque-là inconnus. Nous sortirons de l’autre côté du lac, pour prendre un chemin, espérons plus court car Potossi est toujours bloqué par les mineurs.

La route du Salar à Sucre

  • La route du Salar à Sucre

Sans grande surprise, la route est mauvaise, voir très mauvaise et nous longeons pendant de très longues heures le chantier de ce qui sera une belle route asphaltée dans quelques mois ou année. De temps en temps, nous tombons sur un tronçon asphalté pouvant aller de 100m à quelques kilomètres. Durant ces journées, les heures sont longues et éprouvantes pour tout le monde. Charlie s’ennui, Sandra essaye de l’occuper comme elle peut et Thomas conduit en ayant toujours la crainte de casser quelques choses, imaginez l’ambiance... A la deuxième nuit sur cette route de m....., Sandra a prononcé une phrase que nous n’avions plus entendu depuis longtemps, celle que l'on entend généralement à la fin d'une semaine de travail : « Allez, plus que demain ! ».
Un petit retour sur Sucre afin de récupèrer le colis qui est enfin arrivé ! Merci marraine. Nous y passerons deux nuits pour nos corvées habituelles (lessive, marché..). Ce n’est qu’au moment de repartir, que nous découvrons un pneu à plat avec un bon gros clou dedans, rien de bien grave, 20 mins après nous décollions pour de bon en direction de Santa Cruz. Car nous avons encore changé d’avis, nous allons au Pantanal Brésilien… A nous la chaleur!!