La cordillère Blanche

La côte est vraiment trop décevante, nous décidons de rentrer dans la Sierra à la découverte de la cordillère Blanche. L’objectif sera de rejoindre le site archéologique de Chavin de Huantar même si nous avons un peu hésité car le site est perdu dans la montagne et nous commençons à bien connaitre les routes de montagne. Notre guide nous dit de très bonnes choses sur la Cordillère Blanche, le Canyon del Pato, Chavin… alors c’est parti!
Objectif premier: trouver des feuilles de coca car nous allons passer par des altitudes qui donnent mal au crâne.

Direction Canyon del Pato

L’objectif du jour est de rejoindre le Canyon del Pato, le premier tronçon de route est correct mais sinueux. Pour la nuit nous ferons escale dans un bourg sans nom devant un barrage de la douane. Au petit matin c’est 50 km qui nous attendent pour rejoindre le Canyon : facile ! Oui mais, c’était sans savoir qu’à la sortie du bourg la route goudronnée s’arrêtait pour laisser place à une piste pleine de trous. Résultats : 3h30 dans les montagnes. La contrepartie: une vue et une ambiance unique au fond de ce canyon désertique et sans vie (humaine). Ça fait d’ailleurs bizarre de ne croiser personne alors qu’ici d’habitude il y a toujours quelqu’un quelque part. A Huallanca, nous retrouvons à notre grande surprise du goudron pour le Canyon del Pato mais là, nous resterons sur notre faim. Hormis la route et les tunnels (35) creusés dans la roche un peu pittoresques, le canyon en lui-même nous parait un peu fade par rapport à celui que nous avons traversé juste avant.
Canyon del Pato
Canyon del Pato
Canyon del Pato
L’escale suivante, Caraz, nous réservera deux bonnes surprises. Comme souvent, en arrivant dans un village, nous commençons par le marché. Et là, nous tombons sur des feuilles de coca mais surtout sur du fromage qu’ils appellent ici du Suissa. Délicieux, nous avons fait nos réserves.
Nous visions une promenade qui aboutissait à la Lagune 69 mais nous avons dû rebrousser chemin. Le départ de la balade commençait après 45 km de piste vraiment pourrie, nous avons pensé que le camping-car avait déjà bien travaillé les jours précédents. Nous filons donc vers Huaraz, nous y gouterons le Cuy (prononcez couille) le fameux cochon d’inde. Rien de folichon c’est dur, élastique et il n’y pas grand-chose à manger comme on peut s’y attendre. Tout est dans la sauce. Sans trop attendre nous reprenons la route car c’est Chavin de Huantar que nous visons et la route peut être encore longue ! En chemin, nous testerons les feuilles de coca car ça monte, ça monte et le petit mal de crâne commence à s’installer gentiment. Au fur et à mesure de notre montée nous voyons le décor changer et surtout la neige tomber. Heureusement à 30 km de la fin nous passons le col à 4515m pour redescendre dans la vallée et là, une fois n’est pas coutume, c’est une autre piste à trous que nous retrouvons ! Nous arriverons à Chavin à la nuit, bien contents d’être arrivés.
Chavin de Huantar
Vite ma dose!!
Chavin de Huantar
Charlie Denis
Chavin de Huantar
Chavin de Huantar
Chavin de Huantar
Afin de préparer notre visite du lendemain, nous ouvrons le Routard mais apprenons que le site est fermé le lundi et nous sommes dimanche… Ce n’est pas si grave une journée de repos nous fera le plus grand bien. C’est d’ailleurs sous la pluie que nous passerons notre journée de repos.
Et c’est sous le soleil du mardi que nous ferons la visite du site de Chavin complétement seuls. Même pas un guide présent sur le site. Une fois encore, le site est magnifique et plein de mystères. Seules les informations manquantes, heureusement les compléments d’infos se feront au musée à l’autre bout de la ville. L’entrée est gratuite, les premières salles sont belles mais le reste parait un peu vide. C’est surement de l’espace pour les prochaines trouvailles car le site est toujours en cours de fouilles. En quittant la Sierra notre objectif est de retrouver le bord de mer pour changer de décor très vite nous comprenons que ce ne sera pas pour cette fois ci. Le bord de mer est dans un premier temps pas accessible et les plages que nous croisons dans un deuxième temps nous incitent à poursuivre vers lima.

Lima

Nous ne resterons sur Lima qu’une journée. La ville nous parait vraiment trop grande, trop compliquée, trop…Nous ferons l’impasse sur la capitale et reprendrons notre route comme à l’arrivée dans les bouchons.