Les galères

08/03/2015: Galère n°7: accrochage!

L'autoroute est belle, nous sommes presque seuls et arrivés au péage, plus de porte-monnaie. La dame attend à son guichet et j'entends que derrière, personne ne trouve les sous. Sandra fini par m'appeler, je tire le frein à main et passe derrière quand tout à coup elle me crie qu'on est en train de reculer. Pas le temps de sauter sur le frein à main, juste une petite secousse et nous sommes à l'arrêt. La guitoune du péage a avancé de 3-4m, enfin, nous avons reculé de 3-4m pour finir dans un camion qui klaxonnait du mieux qu'il pouvait. Mais comme ici tout le monde klaxonne tout le temps, nous n'y avions pas prêté attention. Toujours est-il qu'il n'avait rien demandé et que notre porte vélo s'est encastré dans sa calandre. Oups!! Désolé!! Comment ça se passe en Colombie? Y a-t-il des constats? Je sors mon papier d'assurance et le type m'explique très calmement que mon assurance ne couvre que les dégâts corporels. Toujours suspicieux dans ces cas-là, je vérifie mon papier, lui demande les siens et effectivement, il me présente un papier d'assurance obligatoire (comme le mien) et un autre pour les dégâts matériels. De toute façon, de ce que je comprends c'est à partir d'une certaine somme que les assurances sont engagées. Il est donc partisan d'un arrangement à l'amiable, nous tomberons d'accord sur 250.000$ col (90€)
Je ne me sentais pas l'âme à trop négocier, je suis en tort après tout. Et 90€ pour une calandre de camion toute enfoncée ne me paraissait pas malhonnête. Même si je crois que les sous ont fini dans poche et qu'il a dit à son patron qu'il avait retrouvé son véhicule comme ça. 
De notre côté le porte vélo est un peu tordu et l'arrière du camion s'est légèrement enfoncé. A l'œil, ça ne se voit pas trop mais à l'intérieur de la soute, les cloisons ont un peu bougé. Bilan définitif quand la soute sera vidée.

18/01/2015: Galère n°6: On change de registre

AMES SENSIBLES S'ABSTENIR!

Il s'agit cette fois d'un problème de santé. Depuis quelques mois Sandra avait deux toutes petites plaques légèrement rosées qui grattaient sur le cuir chevelu. Au début on a pensé à des piqures de moustique. Lorsque ça s'est mis à grossir et à faire vraiment mal (à ne plus dormir la nuit) elle est allée consulter un médecin qui l'a mis 10 jours sous antibiotiques. La douleur s'est arrêtée le temps du traitement et est repartie de plus belle ensuite. Il aura fallu arriver à Leon au Nicaragua pour retourner à la clinique afin qu'elle se fasse extraire les 2 "tortillos" qu'elle avait dans la tête. Il s'agit de larves de mouche qui se régalaient depuis tout ce temps au frais de la princesse. Après 30 minutes de torture et quelques litres de sueur voilà nos deux asticots encore bons pour aller à la pêche!! Images ici

30/11/2014: Galère n°5: Ventilation naturelle!!

Il fallait bien que ça arrive un jour, et puis Charlie n'arrêtait pas de demander une fenêtre au plafond de sa chambre!! Alors c'est un début. Merci le scotch alu et la bâche épaisse. Ça tiendra bien en attendant d'apprendre à réparer la fibre de verre.
C'est pas faute de psychoter sur la hauteur des ponts. Mais là, la poutre qui débordait du trottoir est passée inaperçu sous les arbres, dommage. J'entends encore le crac de la fibre de verre.

11/11/2014: Galère n°4: Le frigo

Cette fois c'est un sujet bien différent qui nous occupe, LE FRIGO!!
En arrivant à Guadalajara, le frigo s'est mis en défaut comme si la bouteille de gaz était vide, sauf qu'elle ne l'était pas. C'est pas grave, on redémarre le frigo en se disant que de l'air a dû passer par là.  Et là, ouf ça redémarre. Faut dire qu'avec tous les trous dans la chaussée on peut imaginer que le réseau de gaz soit secoué. Il en avait déjà pris plus que ça auparavant sans broncher. Manque de chance, le lendemain c'est reparti pour le frigo en défaut sauf que cette fois il n'a jamais redémarré. Le plus inquiétant et dérangeant en même temps c'est que même le moteur allumé, il restait en défaut. C'est là que le chrono s'est mis en route. On commence par boire les bières avant qu'elles ne soient chaudes, ça nous donnera du baume au coeur pour la suite.
J'ai donc vérifié tout ce qui pouvait provoquer un défaut:
  • fusibles
  • La corrosion sur les contacts
  • Le fonctionnement des relais
  • La continuité des fils électriques
  • le fonctionnement de l'électrovanne gaz
  • Le fonctionnement du thermocouple
J'en ai conclus que c'était la carte électronique, c'est à dire la pire chose car pour en trouver une ici, bonjour la galère.
Le plus urgent étant de refaire du froid j'ai décidé de faire fonctionner le frigo de façon manuelle en attendant de trouver une solution pour cette maudite carte électronique (en supposant que ce soit ça).
Me voilà donc dans un magasin de bricolage à acheter des interrupteurs pour basculer du mode électrique au mode gaz. S'en est suivi une bonne demi-journée à faire passer des fils et à faire les branchements pour que tout remarche. Aujourd'hui, le froid est de retour par contre l'absence d'automatisme et de thermostat nous oblige à un jonglage auquel nous commençons juste à nous habituer. En effet, il faut penser à arrêter le fonctionnement au gaz quand on roule et à arrêter le fonctionnement électrique quand on s'arrête. Pour éviter les oublis, j'ai installé des témoins lumineux rouge et bleu.
Voilà, c'est tout pour cette fois. Heureusement, c'est n'est pas encore la galère qui immobilise mais qui oblige à se creuser la tête quelques heures quand même.

14 et 15/10/2014: Galères n°3 et 3 bis

Ça fait longtemps que l'on n'avait pas publié dans cette rubrique, ça nous manquait!! FAUX, ça ne nous manquait pas du tout, j'aurais même bien aimé que le précédent article soit le dernier mais ne rêvons pas non plus, il y en aura encore d'autres. En fait, il y en a même eu entre-temps mais elles ne nous semblaient pas suffisamment importantes pour les publier. Profitons de cet article pour les résumer:

  • L'escalier qui s'est cassé par 2 fois (toujours cette maudite goupille)
  • Des fuites d'eau (x3)
  • des charnières de placard qui ne ferment plus.
  • un lanterneau cassé après avoir oublié de le fermer en roulant.
Revenons à notre galère du moment, il fallait que ça arrive tôt ou tard: le fameux ensablement!! Enfin les ensablements, oui on aime se mettre dans le m.... Dans le premier cas, on aurait presque pu avoir recours à la boîte d'Albert et Sylvie si nous n'avions pas été aidés par des gentils mexicains. 
Tout a commencé par la recherche d'un bivouac en bord de mer afin d'y passer quelques jours. Le lieu avait été testé par Nat et Jean 1 an et 1/2 auparavant et semblait idéal. Nous voilà donc parti pour 6 KM de rodéo sur une piste en sable. Premier obstacle à 2 km de l'arrivée: une gigantesque flaque d'eau (voir photo). Après évaluation des experts en flaque d'eau: "ÇA PASSE!!". Et effectivement, c'est passé. 500m plus loin, la même en plus grande et surtout plus profonde (25cm d'eau). On prend de l'élan et ça passe encore. Enfin 500m plus loin, on voit l'arrivée mais cette fois, c'est une piscine qui nous barre la route. La réponse des trois experts est sans appel: DEMI TOUR!!! Tout ça pour ça!!!


Nous voilà donc repartis à l'envers et pour une raison encore inconnue, le chauffeur dont nous tairons le nom a décidé de ne pas rouler dans ses traces à un endroit plus large. Quelques minutes plus tôt Charlie nous disait que si ça passait dans un sens ça passait dans l'autre. Ben là non!! En fait, plutôt que de passer là où c'était mouillé et où le CC avait commencé à faire des traces profondes, j'ai préféré passé où c'était sec (c'était donc moi le chauffeur). Sauf que là où c'était sec, c'était mou. Je me suis arrêté dès que ça s'est mis à patiner, nous sommes descendus et plus nous faisions de tours autour du CC, plus il s'enfonçait: DES SABLES MOUVANTS!!! Malapata!! Après quelques heures a essayer de se sortir de là, Sandra est partie avec Charlie chercher de l'aide. Heureusement, sur le chemin, il y avait des guitounes avec des gardes qui gardaient le terrain d'à côté. L'un d'entre eux est venu avec des plaques et du bois mais 3 heures se sont passées et nous n'avons pas bougé d'un pouce, le CC était depuis bien longtemps posé sur le ventre. Un deuxième garde est venu prêter mains forte après son service mais rien de mieux, enfin si, il a appelé des amis qui sont arrivés de nuit (vers 20h) Entre temps, nous avons pris l'apéro et discuté en espagnol (c'était le TP du jour). C'est un vieux pick-up qui est arrivé. J'avoue avoir eu des doutes sur sa capacité à nous sortir mais heureusement nous y sommes arrivés. OUF!!
Bilan de la journée: une grosse galère mais qui aurait pu durer bien plus longtemps. Les mexicains nous ont dit que des américains étaient restés plantés 2 semaines au même endroit que nous. Et à voir les trous qu'il y avait, je pense que c'était vrai. Nous avons une chance, c'est d'être des français (sympas qui plus est) car ils n'ont pas l'air d'aimer beaucoup les américains. Au premier abord, ils nous prennent toujours pour des américains et lorsque l'on annonce être français, tout change!! Et avec quelques phrases en espagnol c'est encore mieux. En fait, ils ont vraiment l'air de beaucoup aimer la France, tant mieux pour nous car ce n'est pas vrai dans tous les pays.

Galère 3 bis

La galère 3 bis n'a pas attendu bien longtemps, dès le lendemain, au bord de la plage cette fois, nous nous sommes ensablés. Pas de panique, un repas, une baignade et une sieste plus tard, nous revoilà avec notre pelle et les moyens du bord pour s'en sortir (y compris les râteaux en plastique de Charlie). Comme nous étions à côté d'un camping et que nous n'avions pas le droit d'être là, un gars est venu nous dire que nous aurions de l'aide vers 16h. Il ne nous avait pas dit quel jour. A 18h, nous nous sommes mis au travail et en sommes sortis à 19h30. Ça y est, nous devenons des pros du désensablement. A défaut de plaques de désensablement, nous avons trouvé une veille clôture, qui pliée sur elle-même a fait office de plaque. Si nous en trouvons, nous en achèterons quand même.

24/08/2014: Galère n°2: Les escaliers électriques

Et de deux!! Pour cette fois tout s'est bien terminé mais comme on dit "jamais 2 sans 3" je crains pour la prochaine...
Nous allions repartir du visitor center après manger quand tout à coup les marches ne remontent plus. Zut!! C'était déjà arrivé lorsque des poussières avaient bloqué le mécanisme. Une sécurité s'était mise en route et tout était revenu à la normal quelques minutes plus tard.
Mais là, c'est différent car on entend le moteur tourner et on voit l'axe tourner, ça sent la casse. Et le pire, ce n'est pas que les marches soient vitales mais il faut bien les remonter et les faire tenir fermées. Bon, oublions les pansement et pensons à une guérison, une vraie.
C'est parti pour une séance de démontage sur le parking. Heureusement, j'ai tous les outils car les vis rouillées cassent et les protections sont boulonnées et rivetées. Une fois le mécanisme mis à nu, il s'avère que c'est une simple goupille qui s'est cassée. Allez, on remplace, on remonte et on a perdu deux heures! Une fois de plus les choses rentrent dans l'ordre. Pourvu que ça dure.

PS: Fred, j'ai bien pensé à toi sur ce coup-là mais heureusement, l'escalier électrique n'a pas fini sa vie à Yellowstone lol!

14/07/2014: Galère n°1: A la station essence

Nous vous avons parlé de nos petites galères de départ (retard du cargo, tempête Arthur...) mais la vraie galère de voyageur, la première et certainement pas la dernière la voilà, au bout de 14 jours de voyage... Erreur d'inattention du débutant qui croit se servir du gazole et qui au bout de 50L s'aperçoit que c'est de l'essence sans plomb!!!! Mais  quel boulet!!!! Il n'avait pas vu la petite borne pour le diesel cachée derrière le gros camion car oui, les canadiens ne réservent le diesel que pour les gros camions et ne mettent que de l'essence dans leurs voitures. 
C'est donc parti pour une vidange de réservoir au tuyau, hum, j'ai eu une haleine de cracheur de feu pendant quelques heures. Heureusement la soute contenait des jérricans vides et un canadien m'a débarrassé de 50L d'essence un peu grasse que personne n'a voulu nous racheter même à moitié prix!! 
Heureusement quand même que je m'en suis rendu compte avant de repartir. Nous sommes repartis 2h plus tard avec 70$ de moins mais un camion en état de rouler, ouf!!
Pour les prochains voyageurs au Canada qui roulent au gazole, attention aux petites stations de campagne où les pompes et ce qu'elles distribuent ne sont pas aussi clair que dans les grandes enseignes.

RDV à la prochaine galère.