Le nord et Quito

Belle entrée en matière

Lac de Yahuarcocha
Nous quittons la Colombie avec la pluie et rentrons en Equateur sans. Nous ne connaissons très peu de chose de ce pays et avons hâtes de le découvrir. Les quelques récits des voyageurs qui montent nous mettes l’eau à la bouche. L’entrée dans le pays se fera sans difficultés c’est même la frontière la plus facile que nous allons passer jusqu'alors. Notre premier point de chute sera le lac Yahuarcocha. Nous y passerons trois nuits, une sur le bord de la lagune et les deux autres au camping Summerwind (visiblement un point de chute de beaucoup de voyageurs). Nous y avons retrouvé le couple d’Américain rencontré à la frontière et, à notre grande surprise, avons rencontré des français des Belges et les Suisses que nous connaissons depuis le ferry de Panama. Peu de visites et de balades pendant ces premiers jours : calme, repos et internet.
Repas entre voyageurs
Lac de yahuarcocha

Petite halte à Peguche à quelques Km de là. Nous y ferons une belle balade menant sur une jolie cascade. Nous découvrirons un bel artisanats, malheureusement un peu cher. La ville d’à côté, Otavalo n’a présenté que peu d’intérêt. Son attraction principale, le marché aux bestiaux mais n’a lieu que le samedi et nous y étions le mercredi, ce sera pour une autre fois.

Peguche
Peguche
Peguche

Quito et ses environs

cayambe
Direction la capitale Quito. Avant d'y arriver, nous passons vite fait par Cayambe pour gouter à ces fameux gâteaux les bizcochos. Fameux avec de la confiture de mûres
Notre objectif premier à Quito est d’essayer de monter sur un volcan. Un des plus accessible est le Rucu Pichincha, ce sera notre objectif d’autant que pour son ascension les guides ne sont pas nécessaires. Nous sommes à plus de 2500m depuis déjà près d’une semaine espérons que cela suffise pour l’acclimatation. Si la première moitié de l’ascension est on ne peut plus facile, merci le téléphérique (de 3000m à 4000m) la deuxième moitié est,en revanche beaucoup moins facile pour rejoindre les 4695m. Ce sont les premières foulées les plus dures. On s’aperçoit tout de suite qu’il manque quelque chose : de l’air ! Après 300m de marche et 40m de dénivelé, on se dit qu’on n’y arrivera pas…Mais en voyant que notre compagnon de téléphérique n’est déjà qu’un point sur le sentier on se dit qu’un petit coup de pied aux fesses nous fera du bien. Finalement on s’habitue à l’effort et petit à petit nous arrivons à la moitié de ce sentier bien difficile. Très vite, après une zone presque plate ou nous reprenons des forces nous voyons que la seconde partie va être vraiment compliquée. Nous étions prévenus mais se retrouver sur une pente à 45° en sable, sous la grêle avec un petit 3°C ça coupe les pattes !
quito
quito
quito
quito
Bon, deuxième coup de pied aux fesses, on se lance mais cette fois nous avons un compagnon de route Sandra et moi, ce petit mal de crâne qui s’installe gentiment mais surement. Sandra commence à voir ses limites arrivées car son traitement pour la thyroïde n’est pas encore équilibré. Charlie, à ce stade, à encore son souffle et ses jambes c’est démoralisant. Nous passons cette partie extrêmement difficile et décidons de faire une pause à 200 m de la fin, grosse erreur. Le froid nous saisit et le mal de crâne nous gagne tous les trois et pour Sandra tous les cinq pas son déjeuner la menace de partir en courant. C’est à regret mais avec toute la prudence qu’impose la montagne que nous rebroussons chemin. Sur le chemin du retour nous aurons le spectacle d’un bel orage éclatant un peu plus bas au niveau du téléphérique avec des grondements dans toute la vallée : grandiose ! A la descente nous découvrons le même  paysage mais sous une autre lumière. Ici, la météo est très changeante, en quelques heures de randonnée nous avons croisé nos quatre saisons françaises (vent, soleil, pluie, grêle, froid, brouillard, soleil, orage). Y aura-t-il une autre ascension : pas sûr car les autres sont d’un niveau supérieur.
Rucu Pichincha
Rucu Pichincha
Rucu Pichincha
Rucu Pichincha

La Mitad del Mundo

Equateur
Ça y est nous franchissons l’Equateur est passons dans l’hémisphère sud. En réalité nous passerons du nord au sud assez souvent. Nous visiterons le centre de la mitad del mondo mais beaucoup d’esbroufe pour pas grand-chose. Mais comme le destin est ainsi fait nous trouverons sur notre pare-brise sur le parking la carte de Remy et Gabriela d’anciens voyageurs désormais quiténiens qui nous ont gentiment reçu chez eux et avec qui nous avons passé de bons moments. Nous repartirons avec un souvenir d’eux, une boite de thé de coca. Cela nous aurait bien aidé pour le Rucu Pichincha, cela nous servira surement pour aller vers le Cotopaxi. Nous visiterons un deuxième musée, beaucoup plus intéressant et interactif celui-ci et surtout situé sur la vraie ligne d’Equateur : Le musée Inti Nan. Nous avons fait le tourisme de base de Quito entre ville moderne et coloniale sympa ! Un dernier petit tour dans les boutiques de randonnée afin de finir de s’équiper pour l’Amazonie et mine de rien nous y serons resté 5 nuits.
quito
quito