Colca, Arequipa, et Titicaca

Le canyon de Colca

Avant d’arriver à Chivay, point d’entrée du canyon, nous passons par une route qui traverse une pampa désertique parfois un peu austère et dépourvue en apparence de vie. Nous prendrons deux Péruviennes en stop qui nous proposerons gentiment de bivouaquer sur leur terrain perdu au milieu de nulle part. Le lendemain après une bonne nuit de gel à presque 4000m, le camion nous a fait une frayeur en ne voulant pas démarrer du premier coup. Finalement nous reprendrons la route et 5h plus tard nous arrivons à Chivay, pile à l’heure pour le mariage de nos amis (sur Skype bien sûr)

Le soir, nous dormirons sur le parking du mirador de la Cruz Del Condor. Personne en vue, les condors pour nous seuls. Ouvrons l’œil. Nous n’en verrons qu’un. Heureusement le lendemain nous pourrons les admirer voler sur les thermiques naissant du petit matin. Vraiment magnifique !

Le canyon, passons aux choses sérieuses. Le guide du routard nous vend un canyon deux fois plus profond que le Grand Canyon des USA mais il ressemble plus à une vallée. Bon, il va falloir aller voir au fond maintenant. C’est parti pour trois jours de randonnée, accompagnée de nos deux guides « Negro et Yena ». Ces deux chiens nous tiendrons compagnie durant ces trois jours au grand bonheur de Charlie. Après 4h de descente, nous changerons nos plans. Thomas ne peut vraiment plus descendre, son genou étant à sens unique (des montées mais pas de descentes). Arrivés à Lliahuar, nous récupérerons avec des bains thermaux en bord de rio avec comme spectacle un ciel étoilé à tomber.

Objectif: descendre et remonter
Froide? Non!!! je ne sens plus mes pieds!
Nos compagnons de balade.

Le lendemain, la décision est prise, nous remontons car la suite du circuit comprend beaucoup de descentes que Thomas ne pourra pas prendre. C’est parti pour 1200m de dénivelé. En route pour la remontée. Les jambes sont au rdv et le moral avec, pourvu que ça dur ! Tout va bien jusqu’au ¾ de la montée où là, les jambes en ont marre et la tête aussi. Pour couronner le tout, nos réserves d’eau ont été mal estimées, elles sont presque épuisées et le soleil cogne bien fort. Nous viendrons au bout de cette petite ascension avec fierté. Merci les marches du Machu Picchu pour l’entrainement !

Nous quittons Colca en laissant derrière nous les condors et les chiens. Petite halte quand même aux eaux thermales de Yanque pour repartir avec des jambes toutes neuves, nous y rencontreront Blandine, Stéphane et leurs enfants à qui nous donnerons rdv à Arequipa
 
La route entre Chivay et Arequipa nous fit passer par des hauts plateaux avec mirador sur différents volcans de sommets enneigés nous sommes presque à 5000m.

Arequipa

Le chemin vers notre camping fût un peu laborieux mais en entrant, nous découvrons un camping-car que nous connaissons, celui de Hilda et Olivier. Cool, nous passerons une bonne soirée avant de nous donner rendez-vous au lac Titicaca 4 jours après.
L’escale Arequipa fût brève, une peu d’escalade sur un mur en ville, une après-midi et une soirée avec Blandine et Stéphane et direction le fameux lac.

Le lac Titicaca

En arrivant à Puno, c’est la douche froide. La ville les pieds dans l’eau fait vraiment tâche sur le bord du lac. Et que dire de Beyrouth enfin, Juliaca…
Nous avons retrouvé Hilda et Olivier pour faire les Iles Uros. Ce sont des iles flottantes faites de roseaux sur lesquelles quelques 1200 personnes sont censées vivre par groupe (3-4 familles) sur chaque ile. Vivent-ils tous ici ? Nous n’en sommes pas bien sûr mais ils y vivaient dans le passé et la visite fût intéressante.
Notre estime du lac s’est franchement améliorée en quittant Puno pour aller s’installer au bord de l’eau à une heure de là. Un coin super tranquille, presque seuls au monde, si ce n’est quelques allers retours de locaux. C’est d’ici que nous avons pris un colectivo bateau pour l’ile Amantani. C’est d’ailleurs de là, tout en haut de l’ile, que nous avons eu notre plus belle vue du lac.
Les iles Uros
En tenues traditionnelles
Ile Amantani

Après quelques jours passés avec nos amis, il est l’heure de se quitter, la Bolivie nous attend, espérons que l’accueil sera chaleureux car les récits de certains blogs laissent penser que l’on va s’arracher quelques cheveux (corruption à la frontière, diesel difficile à obtenir, routes parfois fermées, population peu accueillante, …)
Retour à Puno le temps d’une vidange et dernier bivouac à Juli.