L'Amazonie

amazonie
Cette région est celle qui fait marcher le plus notre imagination. Nous avons tous déjà vu des émissions sur le sujet mais, comment c’est en vrai ?? Sandra a peur d’y croiser plein de petites bêbêtes, Charlie et Thomas rêvent d’en croiser des grosses. Comment allons-nous supporter la chaleur et l’humidité de cette forêt que certains disent hostile. Faut-il avoir peur du paludisme ? En fait, notre réponse ne sera que partielle car l’Amazonie est une zone immense, étendue sur plusieurs pays. Même en Equateur l’Amazonie du nord est très différente du sud. Nous, Nous serons dans le centre. C’est à Puerto Misahualli que nous poserons notre camping-car pour une semaine d’aventure. Le village est très sympa et la place centrale à la particularité d’être fréquenté par de nombreux singes capucins bien voleurs !

Misahualli
Le Rio Napo
Misahualli
Les Capucins de Misahualli
Misahualli

Pour notre excursion nous décidons de passer par l’agence Teorumi, tout le monde nous en parle de façon positive. Deux choix se présentent à nous, une excursion très rudimentaire avec bivouac tente, lavage au rio…..ou un tour un peu plus soft avec nuits dans cabanas en dur. C’est ce choix que nous retiendrons car la pluie qui nous tombe dessus tous les jours pourrait rendre l’excursion désastreuse. C’est dans le village Quechua voisin que nous laisserons notre maison pendant cing jours. Nous voulions un parking gardé mais Amèlie de l’agence nous confirme que ce village est sûr.  Nous montons donc dans la canoa rassuré en compagnie d’Hugo (le guide), Felix (le cuisto) et Alfredo au moteur. Trois personne rien que pour nous, c’est presque trop.

Amazonie
Hugo, notre guide pendant 3 jours
En canoa sur le rio Napo
Grenouille d'Amazonie
Amazonie

Nous commençons par « un musée » en pleine forêt qui nous permet de découvrir comment les animaux étaient chassés avec pièges avant l’arrivée des armes à feux. La « partie » était alors équitable. Il faut bien penser est c’est un peu la nôtre désillusion en dehors des peuples lointain non contacté les gens de la région vivent comme nous, portable à la main. Notre première découverte de la forêt se fera à partir de notre première cabana. Nous partons panchos de pluie sur les épaules pour deux heures de balades dans la forêt primaire histoire de prendre nos marques. Leçon du jour : tu ne touches à rien et tu regardes ou tu mets les pieds ! A notre grande surprise, il n’y a que très peu de moustiques et nos répulsifs font leurs travail. L’ambiance est calme nous ne voyons pas d’animaux et entendons peu d’oiseaux. Il doit y en avoir mais leur camouflage est excellent ! Seuls les insectes et les araignées se laissent voir au grand regret de Sandra.

cacao
Cacao rouge
Mais où est le hibou?

Pour l’après-midi se sera activité pêche dans le rio Napo. Au final pas de quoi se faire un festin car le niveau de l’eau (qui varie de 2 à 3 mètres en 5-6h) et la force du courant étaient mauvais pour la pêche. D’habitude les eaux sont cristallines. La nuit fût difficile car la forte pluie (et toute la nuit) sur les tôles ondulées en ferrailles n’est pas des plus berçante. Ce soir-là, Thomas s’est couché content car il a vu sa première mygale derrière la cabane, du coup, Sandra a eu du mal à trouver le sommeil! Les deux jours suivants se sont déroulés à des endroits différents mêlant des balades en pleine forêt avec découvertes des plantes (médicinales, comestibles, utiles, dangereuses…) dégustations de fourmis vivantes. Charlie en raffole elles ont le goût de citron. Nous avons aussi rencontré les fourmis conga qui elles ne se mangent pas mais font la taille d’une phalange et vous clouent au lit pour 24h avec de forte fièvre si elles vous piquent ! 

tarentule Amazonie
Araignée du soir, espoir!
Araignée d'Amazonie
Fourmi Conga
La fourmi Conga

Pour les deux derniers jours, nous serons dans le village Shiripuno. Nous y initierons à l’artisanat, canasta, poterie, danse, cuisine sarbacane …. En compagnie de Janet et bien d’autres. Seul bémol le village est coupé en deux l’une est reconstituée pour le tourisme communautaire et l’autre un village comme tous les autres (maisons, fils électriques, paraboles, télévision...) La partie reconstituée du village dans lequel nous avons passé ces deux jours pourrait paraitre décevante au premier abord par son manque d’authenticité mais le projet  qui se cache derrière emploi une trentaine de femmes qui s’appliquent à un tourisme participatif qui permet à leur patrimoine culturel de s’exprimer. C’est en quelque sorte un musée vivant et interactif.

Quechua
serba cane
cuisine en Amazonie

Bilan de l’Amazonie : Nous y reviendrons ! Mais sûrement pour quelque chose de plus sauvage. Avant d’arriver, nous nous en faisions toute une aventure et finalement, les gens, même dans les villages un peu reculés, vivent comme nous, téléphone à l’oreille et parabole sur le toit. Cette forêt immense est quand même un spectacle inoubliable dans laquelle il est bon de se perdre un peu (avec un guide bien sûr)
Sans aller jusqu’au peuples non contactés, notre prochaine expédition sera beaucoup plus rudimentaire et bien plus profonde dans la forêt. Objectif moins de folklore et plus d’authentique.  Cependant ce que nous avons découvert cette fois-ci nous a beaucoup séduits quand même.

foret amazonienne